Situation générale

Rechercher

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

CAMEROUN

SITUATION GÉOGRAPHIQUE

Le Cameroun est un pays d’Afrique Centrale avec une superficie totale de 475 650 km². Il s’étend approximativement entre les 2e et 13e degrés de latitude Nord et les 9e et 16e degrés de longitude Est. Il présente une forme triangulaire qui s’étire au sud jusqu’au lac Tchad sur près de 1 200 km tandis que la base s’étale d’ouest en est sur 800 km. Il possède au sud-ouest une frontière maritime de 420 km le long de l’océan Atlantique. Il est limité à l’ouest par le Nigéria, au sud par le Congo, le Gabon et la Guinée Équatoriale, à l’est par la République Centrafricaine, et au nord-est par le Tchad. Enfin, au sommet du triangle, au nord, il est coiffé par le Lac Tchad. En 2015, sa population était estimée à environ 23 344 179. Son climat est  de type tropical, semi-aride dans le nord et humide et pluvieux dans le reste du pays.

 

SITUATION ÉCONOMIQUE

L'économie du Cameroun est la plus diversifiée d’Afrique centrale, non seulement grâce à de nombreuses implantations étrangères mais aussi à de nombreux groupes nationaux. On retrouve dans le pays, des activités très variées notamment dans les secteurs forestiers et agricoles (cultures de rente et vivrières), les hydrocarbures, l’industrie autour des boissons, sucrerie, huilerie, savonnerie, minoterie, aluminium, ciment, métallurgie, première transformation du bois.

Selon la Banque mondiale, en 2016, le Cameroun avait un PIB estimé 24,2 milliards USD, son PIB/ habitant était estimé à 1 032,65 USD et son taux de croissance annuel estimé à 4,8 %. L'agriculture est le pilier de l'économie au Cameroun. Elle contribue à 22,9% du PIB du pays en 2013 et emploie 62% de la population active. L'industrie pétrolière a été le moteur de la croissance du pays durant les années 1965-1985. En 2016, elle a contribué de plus de 8% du PIB. Hormis le pétrole, le Cameroun dispose d'importantes réserves de bauxite, fer, cobalt, nickel et manganèse, actuellement peu exploitée. La filière bois est l'un des piliers de l'économie nationale : elle contribue à hauteur de 5 % au PIB, de 10 % au revenu hors pétrole de l'État, et elle génère environ 30 % des ressources d'exportation hors pétrole du pays.

Le Cameroun dispose d’un massif forestier d'environ 22,5 millions d'hectares, très riche du point de vue de la diversité biologique. C’est ainsi que l’on dénombre environ 80 essences différentes qui sont commercialisées parmi lesquels l'ayous (bois blanc léger) et le sapelli (bois rouge lourd) qui comptent pour un tiers des exportations, mais on exploite aussi l'acajou, le moabi, l'azobé.

D’après le Rapport sur le développement humain (IDH) 2016 du Programme des Nations Unies pour le Développement, le Cameroun compte parmi les pays à IDH faible soit une valeur  0,518 en 2015.

Le Cameroun s'est engagé en 2008 grâce au Document de stratégie pour la Croissance et  l’Emploi et la Vision Cameroun 2035 en 2009  dans une politique ayant pour objectif de faire en sorte que le pays devienne une économie émergente à l’horizon 2035. Cette politique intègre un ensemble d’objectifs intermédiaires qui sont : (i) la réduction de la pauvreté ; (ii) l’atteinte du stade de pays à revenus intermédiaires et ensuite, (iii) l’atteinte du stade de nouveau pays industrialisé et (iv) la consolidation du processus démocratique et de l’unité nationale dans le respect de la diversité qui caractérise le pays. Dans le cadre de l’atteinte de l’émergence, de nombreux projets sont en cours d’exécution dans tous les secteurs clés. A titre d’illustration, on a sur le plan énergétique : le port en eau profonde de Kribi, le  barrage hydro-électrique de Lom Pangar, le barrage hydro-électrique de Mekin , la centrale à gaz de Kribi qui injecte 220 MW d’énergie dans le réseau. Les aménagements hydro-électriques de 75 MW à Warak sur le fleuve Bini ; de 72 MW sur le fleuve Menchum ; de 420 MW à Nachtigal ; de 280 MW à Song Dong ; de 420 MW à Makay. En matière d’infrastructures routières, les principaux chantiers sont : l’autoroute devant relier les deux grandes villes Yaoundé et Douala ; la construction d’une autoroute devant relier la ville d’Edéa à la ville portuaire de Kribi, la construction d’une autoroute devant relier Yaoundé à l’aéroport international de Nsimalen, l’on a aussi la construction d’un second pont sur le fleuve Wouri (Douala) et bien d’autres chantiers.

 

GOUVERNANCE DES RESSOURCES NATURELLES

Dans le domaine forestier, sa politique de gestion consiste a alloué 14% de son territoire à la conservation tandis que les forêts de production permanente couvrent quelques 6 millions d‘hectares. Les forêts de production couvrent une superficie de 22,5 millions d’hectares dont 14 millions sont exploitables. Le Cameroun a signé le 6 mai 2009 et est entrée en vigueur le 09 Aout 2013, l’Accord de Partenariat Volontaire (APV) relatif à l'application des réglementations forestières, à la gouvernance et aux échanges commerciaux (FLEGT) avec l’Union européenne. Son but est d’améliorer la gouvernance forestière du pays et de garantir l’origine légale des exportations de bois camerounais vers l’UE. Il a également signé plusieurs accords avec ses voisins notamment l’Accord de coopération entre les Gouvernements de la République du Cameroun, de la République Centrafricaine et de la République du Congo relatif à la mise en place du Tri-National de la Sangha (TNS) et l’Accord de partenariat entre le Cameroun, le Gabon et le Congo pour la TRI-National DJA-ODZALA-MIKEBE. Le pays est également membre de la Commission des forêts d’Afrique centrale (COMIFAC), organisme crée en 2005 en vue de la gestion durable des forêts du Bassin du Congo.

Dans le domaine minier, le 14 août  2012, le Cameroun a rejoint officiellement le processus de Kimberley, une initiative internationale de certification des diamants bruts qui réunit gouvernements et industriels dans le but d’éviter le négoce de « diamants du sang »

Depuis le 17 octobre 2013 le Cameroun est passé du statut de « pays candidat » ( 2007) à « pays conforme, » au terme du Conseil d'administration de l'Initiative de Transparence des Industries Extractives (ITIE) tenu à Abidjan (Côte d'Ivoire). L’ITIE  est une coalition de gouvernements, d'entreprises, d'investisseurs et d'organisations de la société civile, qui promeuvent la transparence et la bonne gouvernance du secteur extractif. C’est aussi une norme permettant la publication de l’information sur les industries pétrolières, minières et gazière notamment une divulgation complète des transactions et des recettes publiques.

Selon l’indice de Gouvernance des ressources naturelle de 2017 de l’Institut sur la Gouvernance des Ressources Naturelles (NRGI), le Cameroun occupe le 30e rang mondial avec une note de 54 points. La société nationale des hydrocarbures (SNH) se classe parmi les entreprises publiques avec une gouvernance insuffisante. Elle marque 52 points sur 100 et occupe la 35e place sur 74 dans l’Indice. En effet, le classement de l’Indice couvrent deux types entreprises publiques celles qui valorisent le pétrole et les minerais pour le développement national et celles qui gaspillent les ressources naturelles des Nations, par inefficacité et corruption.

 

SITUATION DES DROITS DE L’HOMME

Le Cameroun a adhéré à plusieurs instruments internationaux et régionaux de protection des droits de l’Homme (voir tableau ci-dessous). Créée en 2004, la Commission Nationale des Droits de l’Homme et des Libertés (CNDHL) est la seule institution nationale en matière de promotion et de protection des droits de l’homme

Le pays s’est présenté à deux cycles de l’Examen périodique Universel Examen : un premier cycle en février 2009 et le second cycle en Avril 2013 au cours desquels il a présenté plusieurs mesures législatives et réglementaires pour le renforcement du cadre juridique et institutionnel dans plusieurs domaines notamment : sur les droits civils et politiques ; sur les droits économiques, sociaux et culturels, sur le droit à un environnement sain ; sur les questions transversales et les droits catégoriels.

Le Cameroun a aussi procédé à l’acceptation des procédures de plaintes individuelles pour des conventions telles que : la Convention contre la torture (12 octobre 2000), le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (27 juin 1984), le Protocole facultatif à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (07 janvier 2005).

En outre, le Cameroun a procédé à l’acceptation de procédure d'enquête pour certains instruments internationaux tels que : la  Procédure d'enquête sous la Convention contre la torture (le 19 décembre 1986), la Procédure d'enquête sous le Protocole facultatif à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (07 janvier 2005).

Le pays est partie au Protocole à la Charte africaine instituant une Cour africaine des droits de l’homme et des peuples qu’il a signé le 25 juillet 2006, même s’il n’a pas encore effectué la déclaration de l’article 34 (6) devant permettre aux individus et ONG de saisir la Cour. S’agissant de sa coopération avec la Commission Africaine des droits de l’homme et des peuples, le Cameroun a entamé en 2002, la défense de son Rapport initial à Pretoria, lors de la 31ème Session de ladite Instance, suivi  du 1er et du 2ème rapport périodiques respectivement soutenus, au cours de la 39ème Session (09 -23 mai 2006), et de la 47ème Session (12-26mai 2010) à Banjul (Gambie), son 3ème rapport périodique a été déposé les 09 -24 avril 2013 lors de la 53ème session.

 

Tableaux d’adhésion du Cameroun aux instruments internationaux relatifs aux droits de l’Homme

CONVENTIONS

 

DATE DE SIGNATURE / RATIFICATION / ADHÉSION

1.    Charte des Nations Unies. Signée à San Francisco le 26 juin 1945. Entrée en vigueur le 24 oct. 1945

 

Adoptée par succession d’État le 20 sept.1960

2.  Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques

       New York 16 Décembre 1966

Adhésion / 27 juin 1984

3.    Protocole facultatif se rapportant au Pacte relatif aux droits civils et politiques.

        New York, 16 Décembre 1966

Adhésion / 27 juin 1984

4.     Deuxième protocole facultatif se rapportant au PIDCP visant à abolir la peine de mort

        New York 15 Décembre 1989

 

Pas signée et Pas ratifié

5. CESCR - Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels

Adhésion / 27 juin 1984

6.   Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. New York, 10 décembre 2008

Pas signée

Pas ratifié

7. Convention contre la torture et autres peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants, New York 10 déc. 1984 entrée en vigueur 26 juin 1987.

 

Adhésion / 19 déc. 1986

8. CAT-OP - Protocole facultatif à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

Signature / 15 déc. 2009

9.   Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes. AGNU Rés. 2106 A(XX) du 21 déc.1965. entrée en vigueur le 04 janvier 1969  conformément aux dispositions de l’art.19.

Signature / 06 juin 1983

Ratification / 23 aout 1994

10.  Protocole facultatif à la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes

Adhésion / 07 jan. 2005

11.  Convention relative aux droits de l’enfant. Adoptée et ouverte à la signature, ratification et adhésion par l’AGNU Rés. 44/25 du 20 nov.1989. Entrée en vigueur le 2 sept.1990  conformément aux dispositions de l’art.49

Signature / 25 sept. 1990

Ratification / 11 jan. 1993

12.  Convention internationale des Nations Unies contre la Corruption, AGNU, 31-oct-2003

Signature / 10 déc. 2003

Ratification / 6 févr. 2006

13.  Charte africaine des Droits de l'homme et des peuples. Nairobi, Kenya, 1981

Signé / 23-07-1987

Ratifiée / 20-06-1989

Déposé / 18-09-1989

14. Protocole relatif à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples, portant création d'une Cour africaine des droits de l'homme et des peuples, Adopté à Ouagadougou, le 10 juin 1998 et entré en vigueur le 25 janvier 2004.

Signature / 25 Juil.2006

Ratification / 18 Aout 2015

15.  Protocole à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes.  Adopté à Maputo au Mozambique, le 11 juillet 2003, et entré en vigueur le 25 novembre 2005.

Signature / 25 Juil. 2006

Ratification / 13 sept.2012

16.  Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant.  Adoptée à Addis-Abeba en Éthiopie, le 11 juillet 1990 et entrée en vigueur le 29 novembre 1999

Signature /16 sept 1992

Ratification / 05 sept 1997

 

Note utilisateur: 1 / 5

Etoiles activesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

 

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

Bibliothèque VERDIR

Bibliothèque en ligne pour les défenseurs de l’environnement et des droits de l’homme dans le bassin forestier de l’Afrique centrale

Contactez-nous

  •  

    Etoa-Meki, Yaoundé
  •  

    verdir@cedcameroun.org
  •  

    +237 243 621 833
  •  

    http://www.cedcameroun.org

Dernières nouvelles

27 septembre 2016

Situation générale

25 septembre 2016

Travaux de recherche

2 février 2015

Législation